Fraîchement diplômé du Royal College of Art de Londres, Julian Bond a créé  ”The Pixel Mould”. Il s’agit d’une machine à mouler des vases.

Composée de 1300 bâtonnets indépendamment articulés, le dispositif permet de créer soi-même (cf. DIY) une infinité de pièces uniques.

Une fois l’utilisateur satisfait de la forme (en négatif) du vase, le moule est rempli d’argile liquide puis vidé aussitôt afin de conserver quelques millimètres de matière sur les parois.

A la suite d’un temps de séchage nécessaire, le vase est démoulé minutieusement pour être cuit et émaillé de façon traditionnelle.

Le vase à l’esthétique brut et contemporaine, issu de cette machine archaïque, démocratise et rend accessible avec intelligence les codes complexes du monde industriel adaptés à la poésie du travail de l’artisan.

Julian Bond, The Pixel Mould 2, 2010.

Fabien.

Aujourd’hui, les bons designers s’emploient à proposer de nouveaux comportements, de nouvelles manières de percevoir et d’agir avec les objets. Ils ré-inventent, ré-interprètent constamment notre environnement domestique à partir de problématiques pour la plupart issues d’innovations technologiques ou de besoins sociaux.

Un groupe d’étudiant berlinois ont ainsi mis au point un appareil-photographique-numérique-panoramique-sphérique ou Throwable Panoramic Ball Camera.

Le mode d’emploi est élémentaire. L’outil est composé de 36 capteurs couplés à un accéléromètre. Il suffit de lancer la boule dans les airs à la force de vos bras et l’appareil s’occupe du reste. Il prend simultanément et automatiquement 36 images lorsqu’il se trouve au sommet de sa course, générant ainsi une photographie à 360 degrés  “unique et sans artefacts fantômes”.

L’objet est un châssis robuste doté de focales fixes de 2 mégapixels, protégé par de la mousse, rallongeant assurément son espérance de vie.

//Hardware : ATtiny24, AVR UC3B, STM VS6724

//Software : C, CC++, QT, OpenCV

//Concepteurs : Jonas Pfeil, Kristian Hildebrand, Carsten Gremzow, Bernd Bickel, Marc Alexa

//Superviseurs : Marc Alexa, Carsten Gremzow

//Année : 2010

//Situation : En attente de brevet. Commercialisation envisagée.

Fabien.

"Passing Cloud" a la forme d’un nuage, l’aspect d’un nuage et surtout les mêmes qualités qu’un nuage. Il flotte au dessus de nos têtes, porté par le vent qui l’emmènera vers une destination inconnue, à une vitesse insoupçonnée.

C’est l’architecte Tiago Barros qui a créé cet objet flottant, innovant et écologique pour se déplacer dans tous les Etats-Unis. 

Ce nuage artificiel est composé d’une série de ballon sphérique. Sa structure interne est en acier inoxydable et recouverte d’un tissu en nylon.

Avec ce réseau de sphères, il réinvente l’idée même du voyage. Avant, les déplacements humains étaient un moyen d’aller d’un point A vers un point B. Maintenant, au-delà de ce transport - de ce transfert - le voyage devient l’essence même du déplacement.

Cela permet de savourer la notion propre de “voyage”, “d’exploration”, “de traversée”, un périple sans savoir où et quand il se terminera.

L’architecte remet en question le temps et la vitesse du rythme de nos sociétés.

Pourquoi toujours tout programmer et tout définir ? Ne savoure-t-on pas plus la vie quand la notion de temps/de date/de restriction s’efface pour laisser place au “voyage aléatoire” ?

Dans ce nuage nous ne voyageons pas seulement physiquement mais aussi mentalement avec cette sensation de “flottement”, comme un moment de réflexion intérieure dans le ciel, dans une atmosphère presque irréelle, comme un rêve, une idéologie du Paradis.

Manon

Georg Reil et Kathy Sheuring sont deux étudiants issus de l’université allemande University of Applied Sciences/ Würzburg-Schweinfurt. Ils signent ensemble en 2010, ce projet “Fine Collection of Curious Sound Objects”.

C’est par le biais d’Arduino et de Processing, que les deux designers ont alors détournés des objets usuels afin de leur intégrer des capacités sonores étonnantes. Les étudiants nous permettent alors d’accéder à une perception augmentée des objets présentés, en bouleversant et ré-inventant ainsi nos comportements et nos gestes vis à vis d’eux. 

C’est en camouflant d’une couleur opaque le moindre indice d’argument commercial et esthétique, qu’ils parviennent à nous faire oublier la fonction première de l’objet, afin de révéler la dimension sonore intégrée et l’expérience magique associée.

Fabien.

Micha Vanony

Après un jeûne musical passager, le son revient sur The Visual Show. 

Signé chez Diggers Records, le Français Micha Vanony ramène sa fraise avec deux nouveaux sons cuisinés façon abstract Hip Hop, et masterisé par l’ingé son de Flying Lotus, alors forcément, ça détartre.

Et comme le monsieur fait les choses bien, il réalise lui-même ses clips.

Ça vous a mis l’eau à la bouche? Checkez donc l’album Devenir, un vrais désert…

Pierre-Elie

Inception Chair

Fortement inspiré du film aux quadruple oscars de Christopher Nolan, Inception, cette chaise est composée de différents niveaux de calibrage.

Il s’agit d’un projet dans lequel, dix chaises stéréotypées sont imbriquées les unes dans les autres formant ainsi une incroyable et profonde perspective.

La chaise utilise un mécanisme artisanale ultra-simple, soit un jeux de rainures et d’encoches, qui permet à la chaise d’être (dé)monté et mise en situation rapidement et aisément. Pour avoir un usage “traditionnel” de l’assise, il est nécessaire d’assembler l’ensemble des parties et donc de jouer le jeux de la perspective et par conséquent de l’illusion optique vertigineuse.

Inception Chair est signé de la main d’une jeune designer americano-japonaise, Vivian Chiu.

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